21 feb 2020

Actuavraag Verdwijnend stadsgroen

Lotte stelde op 21 februari in de plenaire zitting een actualiteitsvraag aan Minister Maron, naar aanleiding van een artikel in de pers waarin staat dat in Brussel veel groen verloren is gegaan. Lees hier haar vraag en het antwoord van de Minister.


Bruzz pakte woensdag uit met een straf dossier: Stadsgroen verdwijnt.

Brussel verloor tussen 2003 en 2016 ruim 14 procent van zijn groen, blijkt uit een onderzoek van de Universiteit van Amsterdam. In 2006 was 47 procent van de Brusselse bodem versteend, en de laatste cijfers spreken over 52 procent.

Iedereen weet dat de zomers er niet koeler op zullen worden. Voor de vele Brusselaars zonder tuin of terras zal de openbare ruimte het terrein van de toekomst worden.

De verstening heeft ook de biodiversiteit op Brusselse bodem geen deugd gedaan. We zullen zeer pro-actief en inventief ruimte moeten teruggeven aan onze medegezellen op aarde.

En liefst samen met de Brusselaars, want meer natuur creëren kan ook een incentive zijn om mensen weer dichter bij de natuur én bij mekaar te brengen. Ik denk zelfs dat we nog niet half beseffen hoeveel Brusselaars, individueel, in burgerinitiatieven of organisaties, staan te springen om zelf een steentje –of boompje- bij te dragen aan projecten rond vergroening. Tiny Forests, bijenrotondes, …maar ook 'verblauwing', plekken waar water voor verfrissing kan zorgen. Groen draagt enorm bij aan de gezondheid en psychologisch welbevinden onze samenleving.

In het kader van het Bruto Nationaal Geluk maar ook in dat van de klimaatnoodtoestand die reeds vele Brusselse gemeentes hebben uitgeroepen, heb ik de volgende vragen voor u:

  • Heeft u specifieke plannen tav een herstelprogramma en compensaties voor de groene ruimtes die reeds verdwenen en die nog staan te verdwijnen?
  • Heeft u specifieke plannen tav een herstelprogramma van de biodiversiteit?
  • Kan u mij en de vele ontzette Brusselaars een teken van hoop geven?

 

Antwoord van de Minister

De kwestie is cruciaal voor de veerkracht van onze stad in het licht van de klimaatverandering en het behoud van ons ecosysteem. Bij de cijfers van het Nederlandse onderzoek moet je echter enig voorbehoud maken. Ze komen namelijk niet overeen met de cijfers van Leefmilieu Brussel. Volgens satellietbeelden van 2016 bedroeg de vegetatiegraad in Brussel 54,8%, terwijl de Nederlandse studie gewag maakt van 48%.

Cette différence est due au fait que la carte n'inclut pas la forêt de Soignes ni le parc de la Pede. Bruxelles Environnement, Bruxelles Mobilité et le Centre d'informatique pour la Région bruxelloise (CIRB) sont en train d'actualiser les cartes régionales. Il s'agit de mettre à jour nos propres données de végétalisation de la ville sur la base d'images satellites et infrarouges. Cette actualisation devrait être disponible dans le courant de l'année 2021.

S'agissant de questions d'actualité, je me limiterai à l'essentiel.
La question fondamentale consiste à définir la densification que nous souhaitons. Faute de densifier la Région bruxelloise, nous encouragerions la périurbanisation. Un tel bétonnage d'espaces verts en dehors de la Région poserait problème dans les domaines de la biodiversité, du réchauffement climatique et de la mobilité. C'est ce que la Belgique a très longtemps fait. Il faut donc densifier la Région bruxelloise eu regard à sa croissance démographique, ses fonctions internationales, etc.

Il faut plus de logements, notamment sociaux, et plus d'équipements collectifs pour l'accueil de la petite enfance et les écoles, par exemple. Mais parallèlement à la densification, nous devons réintégrer la nature au cœur de la ville. Certains de nos quartiers sont extrêmement verts et riches en biodiversité, alors que les quartiers centraux, plus pauvres et plus denses, manquent d'espaces naturels ouverts et d'accès à l'eau.

Pour contrer les effets du réchauffement climatique, nous devons remettre du vert dans les villes et rendre l'accès à l'eau plus aisé. Cette question de la résilience urbaine est au cœur de l'accord de gouvernement et figure dans plusieurs plans d'action régionaux. Elle sera un point d'attention durant toute la législature. C'est la première fois que dans un accord de majorité, le terme "résilience au réchauffement climatique" apparaît comme une question centrale.

En outre, cette question mobilise de plus en plus les citoyens qui veulent des espaces verts, un accès à l'eau et qui refusent l'abattage des arbres. Des zones considérées autrefois comme des chancres, dont absolument personne ne se souciait, sont devenues des espaces de lutte urbaine légitime. D'un côté, ces zones comportent des objectifs de densification car ce sont, bien souvent, des terrains à bâtir depuis longtemps, et de l'autre côté, ce sont des espaces pour lesquels les citoyens se mobilisent légitimement afin d'en faire des espaces verts.

Nous devrons donc trouver un équilibre, discuter et trancher au cas par cas, pour chaque projet, car ces objectifs sont en tension. Comme ministre de l'environnement, je dois garantir, plus que d'autres, que l'on tienne compte de la résilience, de l'accès au vert, à l'eau, à la biodiversité, etc. Quand Bruxelles Environnement remet des avis sur différents projets, j'y suis particulièrement attentif, bien entendu.

En ce qui concerne la question de la Plaine, M. Smet a indiqué que les services d'urbanisme se rendront sur place pour déterminer si la destruction des arbres en question constitue une infraction urbanistique. Si tel est le cas, il y aura potentiellement des sanctions.

Par ailleurs, dans le cadre de la réforme du règlement régional d'urbanisme, l'amplification de la notion de coefficient de biotope par surface, le CBS+, sera intégrée dans la législation.
Ainsi, projet par projet, il faudra mesurer l'impact sur le biotope et estimer dans quelle mesure l'impact est raisonnable au regard du projet déposé. Ce fonctionnement implique une pression supplémentaire pour ajouter du vert, du bleu, de la nature dans les projets urbanistiques et les permis d'urbanisme.

Nous ne travaillons pas à un plan axé sur les arbres en particulier, même si Bruxelles Environnement essaie d'avancer sur le cadastrage des espaces verts en vue d'identifier les arbres les plus remarquables.
Néanmoins, Bruxelles Environnement travaille avec acharnement à l'augmentation de la qualité des espaces verts. En effet, tous les espaces verts ne sont pas aussi qualitatifs les uns que les autres par leur biodiversité, par exemple.

Quand on n'entretient plus une friche, il y a parfois des miracles et la friche devient un espace vert ultraqualitatif, mais parfois, elle tient plutôt du chancre que de l'espace vert, même si les rayons infrarouges font apparaître une couleur verte. Tous les espaces verts ne se valent pas au niveau de la quantité d'arbres, de la biodiversité et des espèces végétales et animales qui s'y trouvent.

L'amélioration qualitative de ces espaces mérite évidemment notre attention.

Les plans de Bruxelles Environnement annoncent la création d'une multitude de parcs, avec des investissements considérables prévus par la Région.

L'objectif est de créer de nouveaux parcs, notamment dans les quartiers les plus denses, où les populations ont trop peu accès à des espaces verts, parce que leur environnement est gris, que même les intérieurs d'îlots sont bétonnés et que tout cela se traduit par une mauvaise qualité de vie.

Oui, nous devons lutter afin d'améliorer la qualité de vie des Bruxellois.

Retirerons-nous l'asphalte et le béton là où il y en a ? Je l'espère. Pour leur part, les communes les plus volontaristes le font déjà sur leurs propres voiries. De nombreux endroits ont été bétonnés ou asphaltés, car on procédait ainsi à l'époque. C'est un peu absurde. On a posé des clinkers, du béton et de l'asphalte sans réfléchir plus loin.

À présent, nous imaginons à nouveau ces espaces comme de petits endroits à ouvrir et végétaliser. Nous développons le concept des miniforêts (tiny forest). En Région bruxelloise, sera-t-il possible d'implanter, à certains endroits, des îlots de biodiversité intense, comme les miniforêts ? Quelles seront les possibilités pour les projets existants et de qualité médiocre afin de créer plus de vert et de bleu dans la ville ? C'est un point d'attention permanent.

Si nous sommes déterminés à avancer dans cette direction, c'est-à-dire à augmenter la part de vert et de bleu de qualité dans la Région bruxelloise, nous devons être attentifs à la difficulté que cela implique, car il faut continuer à densifier la ville. Si nous ne le faisons pas, les nouveaux logements seront créés en dehors de la capitale.

Sur le plan environnemental, la densification et la périurbanisation des faubourgs et des abords de la ville aurait moins de sens. Toutefois, nous devons densifier Bruxelles de la manière la plus qualitative possible au regard de nos objectifs climatiques et de résilience. C'est bien l'ambition que nous nourrissons pour les prochaines années.